L’Insee a indiqué mardi 26 février que près de 40 000 mariages avaient été contractés par des couples de même sexe, entre mai 2013 et fin 2017. Mais où sont donc passés les fléaux qu’on nous promettait ?

2019 02 mariage 4 ans

L’Insee vient d’indiquer ce jour qu’entre l’instauration de la loi Taubira et la fin de l’année 2017, ce sont près de 40 000 couples de même sexe qui ont choisi de se marier.

En plus de 4 ans et demi, ce sont donc 80 000 personnes qui ont fait le choix de se placer sous la protection de cette loi du Code civil, afin de sécuriser leur couple et leur vie personnelle.

En dépit des horreurs homophobes proférées par ses adversaires, des prédictions des prophètes de malheur qui annonçaient la fin de notre civilisation si cette loi devait être adoptée, ce sont des milliers de nos compatriotes qui ont pu enfin avoir accès à un droit qui leur était refusé jusque-là.

Le débat de 2012–2013 a été scandé par les prises de positions ordurières et violentes – désormais avouées comme des postures stratégiques – qui ont entraîné des violences physiques contre les personnes LGBTI. Cette empreinte dans le débat public continue de se faire sentir aujourd’hui et les violences sont loin d’avoir disparu.

L’Histoire jugera les personnes qui ont provoqué et alimenté la haine. Pour le reste, nos couples sont aujourd’hui reconnus à égale dignité de tous les autres, et ce pas, important, est devenu un jalon de l’histoire de la gauche au pouvoir. Une étape de plus dans la construction de notre triptyque républicain.

Et après nos couples, ce sont nos familles qui sont à sécuriser, car la loi Taubira était une étape, et il faut en franchir d’autres, au plus vite. La filiation, les questions de parentalité, la PMA, l’état civil des enfants nés par GPA… Ces sujets doivent être au cœur d‘une loi famille.

Il y a encore des pas à faire et nos concitoyen·ne·s attendent du législateur qu’il se saisisse de ces questions. Il faut reprendre ce travail de protection pour toutes les familles. Pourtant, aujourd’hui, aucun calendrier précis pour de prochaines avancées des droits n’est envisagé.