Ce week­end, et ce same­di notam­ment, des march­es et actions sont organ­isées en France et dans le monde qui enten­dent con­tin­uer à soulign­er la néces­sité de la lutte pour l’égalité des droits.

Marches joyeuses et projection dans l’avenir !

En Vendée, le cen­tre LGBT de La Roche-sur-Yon, dont les stands avaient été saccagés en mai 2019, par des étu­di­ants d’un insti­tut catholique, organ­ise la pre­mière marche des fiertés LGBT du départe­ment. C’est un sym­bole fort. L’existence de marche dans les grandes villes, de nom­breux départe­ments, et leur développe­ment ne peu­vent qu’être bien accueil­lis par tou·te·s les militant·e·s de la trans­for­ma­tion sociale.

À Per­pig­nan, c’est le 4fes­ti­val du film LGBT+ qui se tient depuis aujourd’hui et jusqu’à dimanche. Une ani­ma­tion cul­turelle qui illus­tre la var­iété des man­i­fes­ta­tions et des actions pos­si­bles pour vis­i­bilis­er les per­son­nes LGBTI+ et les sujets qui les touchent.

À l’étranger aussi

À l’île Mau­rice, comme en Algérie, des man­i­fes­ta­tions divers­es ont lieu pour l’acceptation, la lib­erté, pour deman­der l’égalité des droits ou sim­ple­ment vis­i­bilis­er les per­son­nes LGBTI+.

À Mau­rice, le Col­lec­tif Arc-en-Ciel, qui a déjà 15 ans, organ­ise ce same­di sa Marche pour l’Égalité, dont la pre­mière a égale­ment eu lieu il y a 15 ans égale­ment. Il y a 2 ans, la marche avait dû être annulée sous la pres­sions d’un mou­ve­ment de musul­mans rad­i­caux, qui avait organ­isé une con­tre-man­i­fes­ta­tion. Sa prési­dente d’alors avait reçu des dizaines de men­aces de morts.

En Algérie, depuis plusieurs années, le Ten Ten, organ­isé le 10 octo­bre, pro­pose d’allumer, à 20 heures, une bougie à la fenêtre des habi­ta­tions par les per­son­nes LGBTI+ pour que leur exis­tence ne soit plus niée, en signe de sol­i­dar­ité et pour l’espoir de meilleurs lende­mains.

Ces man­i­fes­ta­tions sont des actes forts, dans cha­cun de ces pays, pour démon­tr­er que le vaste tis­su du mou­ve­ment LGBTI+ dans le monde reste mobil­isé, même par ces temps de crise san­i­taire, et en dépit des con­traintes que des sociétés peu­vent pos­er, pour défendre l’é­gal­ité et la lib­erté.

Dans ces pays où les passés se mêlent avec ceux de la France, et où le poids de l’histoire de la coloni­sa­tion pèse encore con­tre les per­son­nes LGBTI+, nous ne pou­vons qu’être sol­idaires de ces actions, et redire que la dépé­nal­i­sa­tion mon­di­ale de l’homosexualité et de la tran­si­d­en­tité reste notre objec­tif.

Et marches funèbres 

Pen­dant ce temps, de tristes per­son­nes con­tin­u­ent de vouloir mobilis­er, pour défendre un pré­ten­du mod­èle famil­ial idéal, pour­tant fan­tas­mé, igno­rant la réal­ité vécue par leurs con­tem­po­rains, qui est celle de tou·te·s leurs concitoyen·ne·s depuis des décen­nies.

Ces derniers spasmes d’une pen­sée cadavérique visant à nier ou invis­i­bilis­er une par­tie de la pop­u­la­tion, en util­isant des mots et dis­cours qui stig­ma­tisent large­ment par­mi les Français.es ne méri­tent rien d’autre que ce con­stat sim­ple : les démarch­es de rejet, basées sur des dis­cours fal­si­fiés et haineux sont très minori­taires, peut-être encore trop bruyants. Et elles sont très large­ment désavouées.