Photo : HH

Ce dimanche 26 avril 2020 a lieu la journée nationale du souvenir de la déportation. C’est dans un contexte particulier cette année que des associations mémorielles et élu·e·s ne pourront pas toutes déposer des gerbes pour marquer le souvenir des personnes envoyées dans les camps où la mort est devenue une industrie. Seules quelques rares personnes, avec les Préfets, déposeront une gerbe au monument départemental en comité très restreint.

Une cérémonie de 2020 particulière

Malgré les obligations sanitaires que la crise du coronavirus imposent, nous appelons les Maires de France à déposer seul une fleur sur leur monument en prenant une photo pour communiquer sur la mémoire des déportés en mentionnant l’ensemble des catégories (Juifs, résistants, Tsiganes, politiques, franc-maçons, témoins de Jéhovah, personnes en situation de handicap et homosexuels).

Se rappeler que les homosexuels ont été aussi des victimes de la barbarie nazie et des régimes qui l’ont aidée, c’est continuer à faire vivre l’histoire et à garder vivante la mémoire de cette période.

Des lieux mémoriels déjà existants

Il existe en France, des lieux mémoriels de nos témoins, une plaque « à la mémoire de Pierre Seel 1923-2005 et des autres Mulhousiens anonymes arrêtés et déportés pour motif d’homosexualité » à Mulhouse.

À Toulouse, et récemment à Paris, une rue Pierre-Seel a été nommée et Rudolf Brazda a une place à son nom à Montpellier

La transmission de la mémoire LGBTI, enjeu important

En France, la transmission de la mémoire de l’histoire des personnes homosexuelles se joue aussi à travers différentes initiatives. Monument et archives sont toujours des travaux en cours et permettent de démontrer que le travail de mémoire n’est pas fini.

HES, comme d’autres associations, soutient le projet de Monument LGBT, à l’instar de différents acteurs institutionnels comme la Mairie de Paris, porté par un collectif et espère, en dépit des difficultés actuelles, que ce projet ne tardera pas à aboutir.