L’association AIDES lance cette année, pour le 24 avril, la 1re édition de la journée contre la sérophobie. Cette journée doit permettre de mettre en lumière les enjeux liés au VIH sida et aux personnes qui vivent avec le VIH (PVVIH) dans leur vie quotidienne.

Rappeler une évidence : une personne sous traitement ne transmet pas le virus

Dans la stratégie de lutte contre le VIH-sida, plusieurs modes de protection existent et certains ont permis de renforcer la prévention. Le Tasp (Treatment as prevention : traitement comme prévention) et la Prep sont les outils clés pour casser enfin l’épidémie.

Avec la stratégie I = I, indétectable = intransmissible (U = U, undetectable = untransmittable, en anglais) c’est la démonstration qu’une relation sexuelle avec une personne qui a accès aux traitements et peut l’observer correctement n’est plus un risque. À ce titre, le nouveau pseudo-couac du gouvernement LREM empêche encore, et cela dure depuis plus d’un an, la délivrance de la Prep, par prescription initiale, en médecine de ville (donc les médecins généralistes), c’est affligeant et dangereux.

Le message de la stratégie I = I est utile pour favoriser l’accès aux dépistages, il ne faut pas oublier que les nombreuses et consternantes idées reçues sur le VIH-sida, les discriminations qui frappent les PVVIH sont des freins à l’accès aux soins, et constituent des obstacles à la lutte contre l’épidémie.

Lutter contre la sérophobie à tous les niveaux

Ce premier message de prévention est une nécessité pour que les enjeux de représentation des personnes séropositives changent. À la fois pour que les discours et les actes discriminants cessent et pour que la réalité des vies des PVVIH s’impose comme une banalité tranquille qu’il faut reconnaitre.

Entre les avancées médicales, les modes de prévention, les informations erronées qui continuent de circuler et la représentation à changer, la lutte contre la sérophobie ne manque pas de travail. Mais cela devra se continuer aussi dans les textes et dispositions légales qui continuent de concerner les PVVIH, tant dans le domaine médical que dans la vie de tous les jours, pour la finance, les assurances… Des sujets qui sont de vrais problèmes parfois pour se projeter, travailler, avoir des perspectives tant personnelles que familiales, bref mener son existence comme n’importe qui.

Cette journée doit permettre, à l’avenir d’obtenir des pouvoirs publics des changements dans les dispositions légales ou règlementaires pour améliorer la vie des PVVIH et continuer de construire une société inclusive.

L’épidémie du coronavirus SARS-covid-19, dans sa tragique extension mondiale hyper rapide, a montré que la volonté politique et les financements très massifs permettre de trouver plus vite des traitements et des vaccins : les dernières avancées montrent que cette fois l’horizon d’un vaccin antisida n’est pas une pure illusion. Encore faut-il que la France contribue suffisamment à la recherche…