HES LGBTI+ se joint aux sig­nataires de ce texte et appelle à par­ticiper à la marche de cet après-midi à Paris et partout en France !

Le 8 mars prochain, journée inter­na­tionale de lutte pour les droits des femmes, nous appelons toutes les dynamiques féministes à con­verg­er.

Nous sommes les femmes du monde entier qui se lèvent et se révoltent pour dénoncer la dom­i­na­tion et l’exploitation et remet­tre en cause le patri­ar­cat. Mobilisées en masse depuis des décennies et encore le 23 novem­bre dernier pour exiger une société sans vio­lences sex­istes et sex­uelles.

En lutte, en grève, en man­i­fes­ta­tion depuis le 5 décembre pour exiger le retrait de la réforme des retraites. Nous sommes fortes, nous sommes fières. Nous sommes les grandes gag­nantes.

Si nous sommes les grandes gag­nantes ce n’est pas grâce à la réforme des retraites de ce gou­verne­ment, mais parce que notre mobil­i­sa­tion sera vic­to­rieuse. Nous sommes les grandes gag­nantes parce que nous sommes celles qui brisons le silence et qui dénonçons les vio­lences.

Nous sommes les grandes gag­nantes parce que nous refu­sons la dévalorisation du tra­vail des femmes, tra­vail salarié, précaire, et tra­vail invis­i­ble domes­tique quo­ti­di­en.

Nous sommes les grandes gag­nantes parce que nous refu­sons toute dis­crim­i­na­tion liée au genre, à l’origine ou à l’orientation sex­uelle. Nous sommes les grandes gag­nantes car nous refu­sons que les jeunes soient livrées à la précarité.

Le 8 mars, ensem­ble por­tons le mot d’ordre inter­na­tion­al de grève féministe. Le 8 mars, on arrête tout·e·s. Pour exiger une égale répartition du tra­vail domes­tique et de soin entre les femmes et les hommes. Pour libérer les femmes du tra­vail précaire et décalé auquel elles sont trop sou­vent assignées.

Pour en finir avec des modes de con­som­ma­tions sex­istes et destruc­teurs de la planète. Pour défendre le droit à l’avortement con­tre les attaques con­stantes dont il est l’objet, pour dénoncer la casse des ser­vices publics dont nous sommes les premières à faire les frais, pour dénoncer le refoule­ment en dehors de nos frontières des per­son­nes exilées fuyant les guer­res, la misère et le dérèglement cli­ma­tique. Le week end du 8 mars, mul­ti­plions les actions et organ­isons la marche des grandes gag­nantes sur tout le ter­ri­toire.

Cheminotes, infirmières, hôtesses, agentes du net­toy­age, ouvrières, caissières, enseignantes, cadres, étudiantes, tra­vailleuses indépendantes, artistes, avo­cates, retraitées…, défilons toutes en tenue de tra­vail, à l’image de « Rosie la Riv­eteuse », icône de toutes les tra­vailleuses invis­i­bles.

Revendiquons, dan­sons et chan­tons d’une même voix pour exiger le retrait de la réforme des retraites et refuser  qu’« À cause de Macron, grandes per­dantes nous soyons ». Dénonçons partout les inégalités de salaire et de pen­sions, exi­geons l’égalité pro­fes­sion­nelle.

Parce que les femmes partout dans le monde se lèvent et lut­tent pour l’égalité et leur émancipation, soyons les grandes gag­nantes ce 8 mars !