Droits des personnes

Primaire “Choisir 2027” : Découvrez les engagements des candidat-​es sur les droits LGBTQIA+

Primaire “Choisir 2027” : Découvrez les engagements des candidat-​​es sur les droits LGBTQIA+

À l’occasion de la primaire « Choisir 2027 », HES LGBTI+ a adressé à l’ensemble des candidat·es un questionnaire  comprenant 26 engagements précis et 9 questions ouvertes.

Nous voulions connaître leurs positions sur les principaux enjeux qui concernent aujourd’hui les personnes LGBTI+ : lutte contre les discriminations et les violences, droits des personnes trans et intersexes, familles, santé, école, politique internationale. Nous avons volontairement privilégié des questions concrètes, avec le plus souvent une réponse par oui ou non, pour rendre les engagements comparables.

En 2011 déjà, HES avait interrogé les candidat·es à la primaire citoyenne. Quinze ans plus tard, certains droits restent à conquérir et d’autres sont de nouveau contestés. Il nous semblait utile de renouveler l’exercice.

À l’issue du délai fixé, seuls Olivier Faure et Jérôme Guedj nous ont transmis leurs réponses.

Le cabinet de Raphaël Glucksmann nous a indiqué que le délai était trop court pour lui permettre de répondre, tout en qualifiant ces enjeux d’« essentiels ». Nous en prenons acte. Le calendrier de cette primaire est effectivement très resserré. Il était toutefois le même pour toutes les candidatures et deux d’entre elles ont pris le temps de répondre. Ségolène Royal et Emmanuel Maurel n’ont pas donné suite à notre sollicitation.

Une absence de réponse ne vaut évidemment pas prise de position sur le fond. Mais une campagne qui entend préparer l’élection présidentielle doit aussi pouvoir consacrer du temps aux associations et aux organisations de la société civile qui travaillent toute l’année sur ces sujets.

Nous publions donc les réponses d’Olivier Faure et de Jérôme Guedj et en proposons ici une lecture comparative, au plus près des engagements qu’ils ont pris.

Violences sexistes et sexuelles : pour une loi réellement intégrale et émancipatrice !

Violences sexistes et sexuelles : pour une loi réellement intégrale et émancipatrice !

La proposition de loi intégrale portée par la Députée socialiste Céline Thiébault-​​Martinez arrive demain en séance publique. C’est un texte important, qui s’inscrit dans tout ce que #MeToo a profondément changé dans notre manière de regarder les violences sexistes et sexuelles.

Depuis plusieurs années, des milliers de femmes ont parlé. D’autres témoignages ont suivi sur l’inceste, les violences dans le monde du travail, de la culture, du sport, de la santé ou de la politique. Les enquêtes et les mobilisations féministes ont aussi permis de mieux montrer que ces violences ne relèvent pas seulement de comportements individuels ou de situations privées.

Elles s’inscrivent dans des rapports de domination et dans un système patriarcal qui continue de peser sur les vies, les corps et les relations.

C’est tout l’intérêt d’une loi qui cherche à prendre le sujet dans son ensemble : prévenir davantage, mieux protéger et accompagner les victimes, améliorer la réponse judiciaire, mais aussi agir sur ce qui permet encore à ces violences de se produire.

Plan national LGBTI+ 2026 – 2029 : promettre deux fois ne vaut pas réaliser une fois

Plan national LGBTI+ 2026 – 2029 : promettre deux fois ne vaut pas réaliser une fois

Aurore Bergé, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a présenté le nouveau Plan national pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-​​LGBTI+ pour la période 2026 – 2029, à l’occasion de l’édition 2026 des Fiertés rurales.

Ce plan fait suite au Plan 2023 – 2026, dont l’évaluation par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), publiée le 19 mars 2026, dressait un constat accablant : seules 21 % des mesures ont été pleinement réalisées, tandis que deux tiers n’ont pas été mises en œuvre ou ne l’ont été que de façon insuffisante. Une mise en œuvre jugée « très largement insuffisante » par le rapporteur national indépendant. Ce nouveau plan était donc attendu. 

Décès de Lhabib Lewis : Quand un jeune demande de l’aide, la République doit répondre.

Décès de Lhabib Lewis : Quand un jeune demande de l’aide, la République doit répondre.

Lhabib Lewis avait 20 ans.

Depuis plusieurs années, il parlait publiquement de sa dépression, de ses troubles psychiques, des tentatives de suicide auxquelles il avait survécu. Devant les dizaines de milliers de jeunes qui le suivaient sur les réseaux sociaux, il racontait aussi le cyberharcèlement qu’il subissait, jour après jour.

Il est décédé la semaine dernière.

À sa famille et à ses proches, HES LGBTI+ adresse son soutien et toute sa solidarité. Cette disparition nous touche aussi très personnellement : Lhabib était le frère du secrétaire général d’HES, Ézékiel Lucas. 

Défenseur des droits : un coup de boutoir porté à l’État de droit

Défenseur des droits : un coup de boutoir porté à l’État de droit

Le 21 juillet, le Parlement a validé la nomination de François-​​Noël Buffet à la tête du Défenseur des droits. HES dénonce ce choix qui constitue un renversement : on confie une institution indépendante, garante de l’égalité et de l’accès aux droits fondamentaux, à une personnalité qui, méthodiquement, s’y est opposée. Un nouveau coup de boutoir contre l’Etat de droit.