Voici le communiqué d’HES le dernier jour du quinquennat de François Hollande, commencé le 15 mai 2012.

Ce Dimanche 14 mai 2017 s’achève le quinquennat de François Hollande. Pour HES, le bilan de ces 5 années sur les thématiques LGBT et la question de l’émancipation des individus est paradoxalement bon.

Des progrès législatifs, avec le mariage pour tous ou le changement d’état civil pour les personnes trans, des politiques publiques, comme l’extension des compétences de la DILCRAH à la lutte contre la haine anti-LGBT, des décisions exécutives à propos du don du sang, de la Prep ou des autotests, mais aussi des jurisprudences comme celles favorables à l’adoption de l’enfant de sa conjointe, ont fait avancer la société française au bénéfice de tous. Aucun progressiste, et de moins en moins de conservateurs, ne songe à revenir en arrière. Mieux, le mariage pour tous reste comme la réforme la plus populaire du quinquennat !

Mais tous les engagements pris en 2012 n’ont pas été tenus et toutes les espérances n’ont pas été satisfaites. Mais ces progrès ont été accompagnés par le réveil de mouvements réactionnaires, bruyants et radicalisés, mal géré par les autorités politiques. Mais ces progrès sont intervenus sur fond de terrorisme meurtrier cherchant, ni plus ni moins, à remettre en cause nos sociétés démocratiques ouvertes.

Et maintenant ? Un nouveau président a été élu, E. Macron, face à une extrême droite raciste, sexiste et homophobe qui a atteint un niveau historiquement haut. Le paysage politique semble vouloir se recomposer. Ce qu’il deviendra relève de la responsabilité de chaque citoyen·e.

HES reste déterminée, aux côtés des socialistes, avec toutes celles et tous ceux qui sont partisan·e·s de l’émancipation, combattant·e·s de l’égalité, engagé·e·s pour que chacun·e ait la vie digne à laquelle il ou elle a droit. Ces progrès ne sont pas une option ou un supplément d’âme mais une exigence humaine. HES souhaite que ces combattants, ces partisans, ces engagés trouvent les moyens de surmonter les antagonismes des partis, les vieilles rancunes, les sectarismes et les stratégies de démolition.

Ce n’est pas hier qu’il faut radoter, c’est demain qu’il faut inventer.