A la veille de l’existrans 2014, dont HES à signé l’appel pour marquer son engagement dans la lutte des personnes trans, voici le communiqué d’HES réagissant au projet de proposition de loi pour le changement de la mention du sexe à l’état-civil, rendu publique prématurément.

A la veille de l’existrans 2014, dont HES à signé l’appel pour marquer son engagement dans la lutte des personnes trans, voici le communiqué d’HES réagissant au projet de proposition de loi pour le changement de la mention du sexe à l’état-civil, rendu publique prématurément.

Comme tout le monde, Homosexualités et Socialisme (HES, socialistes LGBT) a constaté que le projet de proposition de loi du groupe Socialiste, républicain et citoyen, pour le changement de la mention de sexe à l’état civil est sorti sur la place publique par le soupirail de la cuisine. Ce projet est né d’un dialogue, sans aucun doute imparfait, avec des associations trans. On se demandera plus tard à qui bénéficie cette “fuite”, maintenant que chacun peut fourbir ses arguments et, malheureusement, ses innombrables clichés pour, ou, plus souvent contre, ce projet qui est appelé, nous le savons tous, à rencontrer de nombreux obstacles de la part des conservateurs.

Rejeter ce projet de proposition de loi serait une faute politique majeure. Jamais en France la majorité parlementaire en place n’avait formulé en ces termes une avancée législative pour commencer à régler, en droit et conformément à nos usages juridiques, la situation aujourd’hui inhumaine des personnes trans. Jamais n’avait été formulé aussi nettement l’abandon de l’indépassable préalable médical.

C’est pourquoi HES appelle au dialogue autour de ce projet et se tient à la disposition de quiconque dans ce but. Ce qui est en jeu, ce n’est pas le futur bilan de la majorité parlementaire ou du PS. Ce qui est en jeu, ce n’est pas la trace de la présidence Hollande. Ce qui est en jeu, c’est la vie quotidienne des personnes trans. Cette exigence mérite que nous avancions pas à pas, le plus pragmatiquement possible, vers la meilleure solution juridique atteignable. Nous savons que cette meilleure solution n’est pas le statu-quo.

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