Les pays où l’homosexualité reste encore passible des tribunaux et dans certains cas, toujours existant, de la peine capitale, restent malheureusement encore trop nombreux. Pour autant, quel que soit le pays, il serait stupide de rompre les liens d’amitié, hommages, jumelages, visites et échanges avec les villes/collectivités de ces pays, sauf à vouloir limiter considérablement l’amitié entre les peuples.

C’est via ces liens que des actions peuvent être menées, comme le réclame le combat pour les droits et les libertés. À travers ces liens, il est possible d’organiser des solidarités et de créer des actions et des opérations qui permettent à tou·te·s, dans chaque ville, de savoir que les situations des personnes LGBTI+ ne sont pas oubliées et qu’elles sont un élément essentiel d’un tissu social vivant et émancipé.

Europe et international

Soutenir les positions du Parti socialiste européen (PSE) au sein du comité de régions de l’Europe dans lequel des élu·e·s municipaux·les et des métropoles sont impliqué·e·s.

Faire en sorte que les engagements pris dans les territoires soient soutenus et dupliqués dans des engagements similaires au sein des instances des partis et des structures respectives nationales des élu·e·s. Par exemple en constituant ou consultant des réseaux de collectivités reconnues dans leurs engagements pour les droits LGBTI+.

Les travaux de Fraternité que les collectivités ont organisés à travers les jumelages, se poursuivent dans les actions de coopération décentralisées. Pour une activité concrète, ces actions doivent être de vrais programmes de travail liant l’ensemble des services de la collectivité au service d’objectifs définis.

Soutenir le plaidoyer à l’international dans le cadre des déplacements des élu·e·s de la collectivité et formuler des axes de travail clairs, dans le cadre de la coopération décentralisée, qui visent à promouvoir les actions pour les droits des LGBTI+, des femmes et pour la lutte contre toutes les discriminations.

Poursuivre et amplifier les travaux de coopération décentralisée et y intégrer les questions LGBTI

Chaque collectivité peut déjà avoir des travaux de coopération (de jumelage encore parfois) menés avec des collectivités à l’étranger — au sein ou en dehors de l’Union européenne — sur différents sujets. Dans chacun d’entre eux, les droits LGBTI, les problématiques rencontrées par les populations LGBTI+ ici et là-bas peuvent être intégrées dans les plans de travail (accès aux soins, effectivité des droits, lutte contre les discriminations, sports inclusifs…).

Aider à former les fonctionnaires des collectivités étrangères

Dans le cadre d’accords de coopération décentralisée, les collectivités pourront contribuer à la formation de fonctionnaires de pays en développement aux problématiques LGBTI+

Intégrer des réseaux  de lutte contre le VIH-sida

Soutenir la lutte contre le VIH-sida dans le monde. Les actions de coopération décentralisée peuvent s’avérer une excellente occasion de soutenir la lutte contre le VIH-sida dans les zones du monde les plus touchées.

Ainsi, Régions et départements peuvent participer au FastTrack Cities network pour la lutte contre le VIH-sida

Vivifier les accords de coopération en y intégrant la lutte contre le VIH-sida

Il convient d’utiliser les accords de coopération déjà existants pour y intégrer des projets ou des objectifs liés à la lutte contre le VIH-sida. Cela peut prendre la forme de financement de lieux d’information, de moyens de dépistage, de centres de soins, de formations. Cela peut aussi prendre la forme de projets pédagogiques pour la jeunesse.

Région

Intégrer les cadres internationaux gouvernementaux existants pour faire avancer les droits

Le comité des régions (CoR) de l’Union européenne est un espace de rencontre et de discussion entre des représentants de collectivités locales (régions) de l’Union européenne. Les élu·e·s qui y siègent émettent des avis, organisent des évènements et diffusent des rapports d’impact.

Les questions de l’inclusion de tou·te·s les citoyen·ne·s, de la défense de l’état de droit et des principes d’une démocratisation toujours plus poussée des États de l’Union y sont abordées.

Les élu·e·s français·es peuvent s’y investir afin d’organiser au mieux la coopération au sein de l’UE et pour pousser à la prise en compte toujours plus importante des droits des personnes LGBTI+.

Au-delà de la seule UE, l’Europe c’est aussi le Conseil de l’Europe. Avec ses 47 États membres, il dispose d’une instance : le congrès des pouvoirs locaux et régionaux, au sein de laquelle les collectivités locales européennes sont représentées (dans 2 chambres).

Travail sur les droits humains, perspectives de développement économique, approfondissement de l’état de droit, et de nombreux autres sujets font partie de ceux sur lesquels les représentant·e·s travaillent et peuvent bénéficier de retours d’expérience.

Les collectivités peuvent contribuer à pousser les questions LGBTI+ et la prise en compte des personnes LGBTI+ dans les diverses questions évoquées, notamment auprès de pays d’Europe qui ont encore à (largement) progresser sur les droits LGBTI+.

100 actions pour les droits des LGBTI+ dans les territoires

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