En France aujourd’hui, env­i­ron 150000 per­son­nes sont por­teuses du VIH-sida, dont 30000 qui ne le savent pas. Dans les nou­velles con­t­a­m­i­na­tions, les per­son­nes LGBTI+ sont plus touchées que d’autres.

En France aujourd’hui, env­i­ron 150 000 per­son­nes sont por­teuses du VIH-sida, dont 30 000 qui ne le savent pas. Dans les nou­velles con­t­a­m­i­na­tions, les per­son­nes LGBTI+ sont plus touchées que d’autres.

Les munic­i­pal­ités doivent veiller à relay­er les cam­pagnes de mobil­i­sa­tion et d’information ori­en­tées sur le dépistage et la préven­tion, en lien avec les asso­ci­a­tions locales de lutte con­tre le VIH — sida.

Ces cam­pagnes, par­fois asso­cia­tives, par­fois publiques, comme celles de San­té publique France sont des vecteurs utiles d’information et de préven­tion, en plus d’être un out­il per­ti­nent de lutte con­tre les dis­crim­i­na­tions. Les élu·es et les ser­vices munic­i­paux ont la pos­si­bil­ité de les faire vivre dans des tem­po­ral­ités sup­plé­men­taires et de leur per­me­t­tre d’avoir accès à des espaces de dif­fu­sion plus larges. Il est aus­si souhaitable que, a con­trario de ce qui a été fait notam­ment par le maire d’Aulnay-sous-Bois (Seine–Saint-Denis) — qui a cen­suré la cam­pagne —, les élu·es sou­ti­en­nent ces dis­posi­tifs.

Les munic­i­pal­ités dis­posent d’un siège sym­bol­ique fort au con­seil d’administration des hôpi­taux publics, de droit, et peu­vent aus­si, par cette voix, impulser des poli­tiques pro-LGBTI+.

À ce titre, les engage­ments et actions de la Ville de Paris, en lien avec les asso­ci­a­tions, sont une preuve que la volon­té poli­tique est une des clés impor­tantes des grandes com­munes pour la mise en place de poli­tiques de san­té en lien avec les ARS, le min­istère de la San­té et des parte­nar­i­ats avec les asso­ci­a­tions : diminu­tion inédite de ‑16 % des nou­veaux diag­nos­tics d’infection à VIH-sida en 3 ans, entre 2015 et 2018, à Paris. Cette baisse sig­ni­fica­tive con­cerne prin­ci­pale­ment les hommes gays ou bisex­uels.

Et dévelop­per des actions de dépistage rapi­de, les con­sul­ta­tions PrEP gra­tu­ites, les cen­tres de dépistage (CeG­GID) ou/et de san­té sex­uelle comme « le 190 » et le « Check­point-Paris » ont démon­tré tout l’intérêt de ces dis­posi­tifs, délivr­er gra­tu­ite­ment des autotests de dépistage du VIH — sida et des préser­vat­ifs, per­me­t­tre la tenue de per­ma­nences et de ses­sions d’accueil et d’écoute par les asso­ci­a­tions locales et nationales.

Les maisons de san­té (inter) com­mu­nales et les cen­tres de san­té (inter) munic­i­paux pour­ront être un des pre­miers sup­ports d’action en matière de lutte con­tre le VIH-sida et les autres IST.

Et pour pour­suiv­re des ini­tia­tives déjà exis­tantes, il faut envis­ager la mise à dis­po­si­tion de locaux, ou le partage d’espace dans des struc­tures exis­tantes per­me­t­tant l’accueil d’associations et de volon­taires sur des modal­ités à définir avec les asso­ci­a­tions.

S’engager contre la sérophobie

Nous le répé­tons avec tant d’autres, depuis si longtemps : c’est con­tre le VIH/sida qu’il faut lut­ter, pas con­tre les séropositif·ve·s ! C’est aus­si dans la dimen­sion plus large de la lutte con­tre les LGBTI — pho­bies qu’il faut inté­gr­er les poli­tiques de luttes con­tre le VIH-sida et con­tre les stig­ma­ti­sa­tions.

Ce qui fera dimin­uer aus­si les con­t­a­m­i­na­tions, c’est d’assurer plus de vis­i­bil­ités pour les LGBTI+ et d’obtenir donc moins d’épidémie cachée.

On veillera plus par­ti­c­ulière­ment à ce qu’il n’y ait pas de dis­crim­i­na­tion à l’embauche des per­son­nels munic­i­paux ou encore à amé­nag­er l’accueil des per­son­nes vivant avec le VIH (PVVIH), seules ou en cou­ples, dans les Ehpad et rési­dence d’autonomie.

La journée mon­di­ale de lutte con­tre le sida, qui a lieu chaque année le 1er décem­bre, peut être un bon sup­port pour organ­is­er évène­ments, man­i­fes­ta­tions ou actions de ter­rain des­tinées à l’information des habitant·es pour lut­ter con­tre les préjugés et favoris­er la sol­i­dar­ité plutôt que la méfi­ance.

Le tra­vail en lien avec les asso­ci­a­tions et les struc­tures publiques de san­té (hôpi­taux, CeG­GID, ARS) est essen­tiel pour assur­er le plus grand mail­lage pos­si­ble de ces mes­sages et actions de préven­tion.

Nous le répé­tons avec tant d’autres, depuis si longtemps : c’est con­tre le VIH/sida qu’il faut lut­ter, pas con­tre les séropositif·ve·s ! C’est aus­si dans la dimen­sion plus large de la lutte con­tre les LGBTI- pho­bies qu’il faut inté­gr­er les poli­tiques de luttes con­tre le VIH-sida et con­tre les stig­ma­ti­sa­tions.

Ce qui fera dimin­uer aus­si les con­t­a­m­i­na­tions, c’est d’assurer plus de vis­i­bil­ités pour les LGBTI+ et d’obtenir donc moins d’épidémie cachée.

On veillera plus par­ti­c­ulière­ment à ce qu’il n’y ait pas de dis­crim­i­na­tion à l’embauche des per­son­nels munic­i­paux ou encore à amé­nag­er l’accueil des per­son­nes vivant avec le VIH (PVVIH), seules ou en cou­ples, dans les Ehpad et rési­dence d’autonomie.

La journée mon­di­ale de lutte con­tre le sida, qui a lieu chaque année le 1er décem­bre, peut être un bon sup­port pour organ­is­er évène­ments, man­i­fes­ta­tions ou actions de ter­rain des­tinées à l’information des habitant·es pour lut­ter con­tre les préjugés et favoris­er la sol­i­dar­ité plutôt que la méfi­ance.

Le tra­vail en lien avec les asso­ci­a­tions et les struc­tures publiques de san­té (hôpi­taux, CeG­GID, ARS) est essen­tiel pour assur­er le plus grand mail­lage pos­si­ble de ces mes­sages et actions de préven­tion.

20 propositions pour 2020

 

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