Les difficultés financières et d’intégration sociale ne font pas disparaître l’orientation sexuelle et l’identité et expression de genre des personnes. C’est pourquoi comme tous les autres services publics départementaux et régionaux, les logements sociaux et d’urgence doivent être accessibles aux personnes LGBTI+ sans que celles-ci risquent d’y être exposées à des violences verbales ou physiques.

Région et département

Une attention particulière sera portée pour repérer et accompagner les publics LGBTI+ particulièrement fragilisés : personnes âgées ayant de faibles ressources et peu de liens familiaux, jeunes en rupture familiale (actions avec les organismes HLM, les Ehpad, les foyers de jeunes travailleur·se·s, les migrant·e·s/réfugié·e·s, sans-abris…).

En première ligne face à la question de la migration et de l’accueil et des réfugié·e·s, les élu·e·s locaux·les pourront, en rappelant les responsabilités évidentes de l’État, faire prendre en compte la réalité parfois complexe des personnes réfugiées LGBTI+ par les services des collectivités et rappeler aux autorités (les préfectures notamment) la nécessité d’une prise en charge qui tienne compte de cette dimension.

Département

Délivrer les services de solidarité aux plus démunis. Le droit au respect de la vie privée et familiale fait partie de ce qui concourt à la dignité de la personne. L’extrême détresse pécuniaire ou sociale, ne doit pas faire disparaitre cette exigence.

  • Les services d’aides ménagères et de maintien à domicile afin de garantir une aide non discriminante;
  • l’accueil dans les maisons de retraites, en imposant lors de la signature des conventions avec les gestionnaires de ces équipements, la prise en compte de cette dimension et, par exemple, obtenir une information et des formations éclairées aux personnels des établissements;
  • de même, les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont notamment comme interlocuteur le conseil départemental. Il peut donc, lors de la signature des conventions tripartites, exiger que la spécificité des personnes LGBTI+ soit appréhendée, comprise, respectée et prise en charge.
  • enfin, penser aussi que du bâti  régi par une collectivité locale peut être confié à une association organisant une collocation de séniors LGBTI+ encore autonomes ou avec une dimension intergénérationnelle.

Permettre aux jeunes LGBTI+ en rupture familiale d’avoir accès à une aide d’urgence, mais aussi les aider à trouver des solutions pérennes pour construire leur avenir et à poursuivre leurs études, notamment via les fonds pour l’insertion professionnelle des jeunes. Parmi les actions à mener :

  • Sensibiliser les centres d’hébergement d’urgence et tous les acteurs de l’aide sociale relevant de la collectivité aux questions que posent les jeunes LGBTI+ en rupture familiale.
  • Créer des mécanismes d’accueil, à court, moyen et long terme, ainsi que financer et renforcer avec des moyens humains les dispositifs courants. Aider à la création de lieux de médiation et de discussion pour que les jeunes LGBTI+ en rupture familiale puissent reprendre contact avec leurs familles.
  • Accompagner les jeunes à la poursuite de leur étude, à leur apprentissage et faciliter les demandes de stage au sein de la collectivité.

Penser par exemple à confier un local, ou du bâti pour hébergement appartenant ou dépendant du département ou de la région à une association sérieuse de terrain qui gèrera les lieux avec des jeunes LGBTI+ rejetés et isolés, seuls ou en couple.

Aider à la création de structures de prise en charge des mineur·e·s étranger·e·s isolé·e·s LGBTI+, et former leurs personnels aux problématiques des migrant·e·s et réfugié·e·s LGBTI+.

100 actions pour les droits des LGBTI+ dans les territoires

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