Région

Dans les travaux menés par les élu·e·s et les services de développement économique, citer notamment les commerces LGBTI+ pour indiquer le soutien. Ces commerces reçoivent évidemment des publics précis — LGBTI+ —, ils auront donc des attentes spécifiques (en termes de sécurité parfois, ou de travail à une coexistence sereine avec des riverains ou d’autres commerces). Les services et les élus doivent être aux côtés de ces structures pour les aider dans la mise en place de relations de travail sereines avec les municipalités, avec les associations de riverains, avec les associations de commerçants et les forces de sécurité.

82/ Citer et valoriser les commerces LGBTI+. 

Au même titre que les autres commerces d’un territoire, ceux LGBTI+ mérite de faire partie d’un annuaire pour les citer et les présenter, lorsque celui-ci existe. La crise du Covid-19 et le confinement ont remis à jour les nécessités d’un annuaire classique (papier et numérique) pour les habitants d’un territoire, leur permettant de faire appel aux services de ces commerçants, en fonction des règles sanitaires.

En plus des présentations classiques, un annuaire LGBTI+ est aussi un moyen, pour la collectivité, de préciser que ces commerces sont aussi inscrits dans une démarche d’accueil inclusive, illustrant aux publics LGBTI+ que l’exécutif se soucie de leur accès non discriminatoire à divers produits ou services. Cette valorisation passe par divers outils possibles : informations et liens mis à jour sur le site de la collectivité et de son service économique.

83/ Utiliser les réseaux de villes et gouvernements locaux pour promouvoir au mieux
les lieux existants. 

Il est possible de consulter, notamment via internet, l’association « International LGBTQ Travel association (IGLTA) » qui promeut le tourisme LGBTI, avec des retours d’expériences sur tous les continents. 

Le tourisme ciblant et respectant les LGBTI+ est une réalité prise en compte dans la majorité des grandes métropoles attirant des visiteurs (Barcelone, Amsterdam, Tel-Aviv, Paris, New York, Berlin, Londres…), villes historiques, site culturel majeur, stations balnéaires, de ski… depuis de nombreuses années.

C’est à valoriser et développer y compris avec la formation à l’accueil proposée aux professionnels du tourisme. Comme des organismes et professionnels du tourisme ciblent tour à tour des populations, des jeunes pour des festivals, concerts, des séniors pour des croisières ou visites gastronomiques, ou différentes nationalités pour des offres sur les mariages ou lunes de miel par exemple, le faire aussi pour les LGBTI+ n’a rien d’une lubie !

Cela peut revêtir des formes et offres très variées : affichette, flyer ou brochure, plaque, cérémonie/anniversaire, exposition, vidéo, site web, réseaux sociaux. Le tourisme permet de mettre en valeur l’histoire. C’est aussi un moyen d’apprendre et de ne plus cacher la vérité historique, qui a évidemment aussi inclus des LGBTI !

Pour la valorisation assumée d’un personnage ou évènement historique ayant impliqué des LGBTI+ scientifiques, artistes, dirigeants… Des figures historiques dans différents domaines sont aussi des outils de dynamisation du tourisme, notamment culturel et historique qui ont fait leurs preuves.

Quelles que soient les cibles (célibataires, ami·e·s, couples et familles homoparentales) l’important est à la fois de les accueillir comme tout le monde, mais aussi de pouvoir s’adapter aux demandes spécifiques qui seraient formulées.

Intégrer la dimension LGBTI+ dans la stratégie touristique

À travers les comités touristiques, les services dédiés à cette question dans la collectivité, il est important de placer cette question dans les documents de travail et les visées. Pour des touristes LGBTI+ français ou étrangers, la capacité d’un territoire à leur garantir un accueil et des loisirs dénués de préjugés (à minima) est d’une importance capitale. Les territoires doivent savoir accueillir, mais aussi cibler les LGBTI+ (avec des actions culturelles, patrimoniales — comme sur la gastronomie —, pour des expositions et festivals, sur le sport, dans les offres de clubbing…) comme le font depuis de nombreuses années maintenant, la majorité des métropoles en Occident et de plus en plus sur les continents asiatique et sud-américain.

Informer sur les dimensions touristiques LGBTI+

Mettre en place des brochures et des rubriques dédiées pour les LGBTI+ sur les documents des collectivités et de leurs organismes est un aspect important. Les associations locales doivent y être présentées avec leurs différentes coordonnées. Évidemment les lieux LGBTI-friendly — qui auront été vérifiés avec les acteurs LGBTI+ locaux (ou nationaux si besoin) —, auront une place de choix dans ces documents de présentation.

Proposer et tenir à jour un calendrier des évènements et un annuaire des contacts LGBTI+

Il est essentiel que les données existantes soient tenues à jour, pour s’assurer de la fiabilité de l’offre proposée par les territoires et pour organiser, le cas échéant, des rencontres pour connaître les raisons de la cessation d’activité d’un lieu. Disposer de données correctes sur les rendez-vous majeurs, et les principales associations est une nécessité donc.

De plus, indiquer les dates des évènements récurrents pour lesquelles les associations et les commerces locaux ont nécessairement prévu des animations illustre la vie de ces tissus (17-mai : journée mondiale contre les haines anti-LGBTI, Marches des fiertés… voir Dates récurrentes p.13). Enfin, préciser chacune des dates ponctuelles pour lesquelles des expositions, des salons, des festivals ont lieu est une étape encore supplémentaire, nécessitant un travail de relation avec le tissu associatif et économique du territoire, mais à la valeur ajoutée d’autant plus forte.

Travailler à une offre opérationnelle pour l’accueil LGBTI-friendly des structures  touristiques classiques

En lien avec les associations du territoire, et les organisations nationales de commerçants LGBTI+, la mise en place d’une offre de formation opérationnelle et concrète — avec les associations LGBTI+ des salarié·e·s des structures et des instances touristiques générales (comme les offices ou comités de tourisme) et des professionnels locaux du tourisme (transports, musées & monuments, parcs, hôtels, bars & restaurants) pour un accueil LGBTI-friendly, pouvant mener à une labellisation. La Région Occitanie a mis en place, en 2019, une tarification spéciale dans les transports (TER…) pour rejoindre, le jour des Marches des Fiertés, Toulouse et Montpellier.

Signer des chartes et faire labelliser ses démarches touristiques LGBTI-friendly

Des labels de valorisation des démarches engagées par les structures publiques existent. Ils permettent de faire valoir le travail mené pour recevoir correctement les publics LGBTI. La collectivité doit le proposer à toutes les structures privées avec lesquelles ses services peuvent être en contact, afin de les pousser à figurer parmi les guides qui peuvent exister, aussi bien ceux que la collectivité pourra créer que les nombreux qui existent déjà édités par des structures internationales ou nationales sur le tourisme LGBTI+.

Des chartes sont dédiées à l’accueil du tourisme LGBTI+ comme au Mans, Montpellier ou bien la « Charte Metz Moselle LGBT Friendly » rédigée par le Centre LGBT Metz Lorraine-Nord. Une des premières chartes « tourisme LGBT » encore active est « Gers-friendly » développée par le Comité départemental du tourisme du Gers. Une signature n’a un véritable impact que si la collectivité — ou un de ses organismes — se donne les moyens d’assurer un suivi, en lien avec des associations.

100 actions pour les droits des LGBTI+ dans les territoires

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