Les 15 et 22 mars prochains, les élec­tions munic­i­pales per­me­t­tront de choisir les exé­cu­tifs locaux de nos villes et métrop­o­les pour les 6 prochaines années. Comme tous les éch­e­lons ter­ri­to­ri­aux, les mairies ont des com­pé­tences et des capac­ités d’action qui peu­vent faire d’elles des out­ils poli­tiques d’émancipation et de lutte pour l’égalité.

L’échelon municipal, première étape

Depuis la délivrance des cer­ti­fi­cats de vie com­mune dans les années 90, jusqu’à la célébra­tion en mairie des Pacs en pas­sant par des actes con­crets d’aides aux asso­ci­a­tions, de pris­es de posi­tion publiques, les mairies peu­vent chang­er la vie, à leur niveau.

Tous les pas pour l’égalité, la fra­ter­nité et la lib­erté qu’une com­mune peut réalis­er est une avancée partout, pour tou·te·s, avec le ray­on­nement poli­tique de la démon­stra­tion de l’engagement d’élu·e·s con­va­in­cus par la néces­sité de la lutte con­tre les dis­crim­i­na­tions. L’inverse est égale­ment val­able, hélas.

Des candidatures qui avalisent les discours de haine

HES dénonce les candidat·e·s et maires sortant·e·s et leurs colistier·e·s qui, par leur sou­tien pub­lic aux actions et dis­cours de grou­pus­cules bruyants anti LGBT+, mais minori­taires, con­tribuent à la dif­fu­sion de dis­cours de haine, et aux actes vio­lents qui en découlent.

HES dénonce le par­ti auto­proclamé « pro­gres­siste », au pou­voir depuis 2017, qui val­orise et sou­tient de trop nombreu·x·ses candidat·e·s et respon­s­ables aux antipodes des valeurs d’égalité et de jus­tice répub­li­caine. Alors que les per­son­nes LGBTI+ con­tin­u­ent de subir des dis­crim­i­na­tions, des agres­sions et que les actes vio­lents ont été en aug­men­ta­tion ces dernières années, ce sin­istre et cynique « pinkwash­ing » ne fait pas illu­sion.

Pour un projet de société égalitaire, un choix clair

Dans de nom­breuses villes de France, des listes En Marche présen­tent des can­di­dates et can­di­dats qui ont com­bat­tu con­tre l’égalité des droits, ont tenu des dis­cours hos­tiles, vio­lents à l’encontre des per­son­nes LGBTI+, et ont eu un posi­tion­nement opposé aux sub­ven­tion­nements des assos LGBT, aux « Marche des Fiertés », au mariage pour tous, à la PMA pour toutes… Ils et elles ne sauraient être un choix pos­si­ble pour les citoyen·ne·s qui souhait­ent défendre un pro­jet de société plus égal­i­taire.

Les 15 et 22 mars, HES appelle à vot­er pour des listes ayant prou­vé leur attache­ment à bâtir des espaces sol­idaires et d’accueil de tous les publics, à créer les con­di­tions de l’émancipation. Des listes qui démon­trent, par leur bilan, leur dis­cours et leurs pro­grammes qu’elles souhait­ent pour­suiv­re et met­tre en œuvre ces mêmes démarch­es. C’est du PS, du PRG et de l’union de la gauche que sont naturelle­ment issues ces listes.

20 propositions pour 2020

HES a tra­vail­lé sur 20 propo­si­tions pour 2020 que tout exé­cu­tif local social­iste, rad­i­cal et d’union de la gauche peut met­tre en place.

HES sou­tient évidem­ment toutes les listes de gauche, écol­o­giste, citoyenne et sol­idaire qui repren­dront ces propo­si­tions dans leur com­bat con­tre les dis­crim­i­na­tions et pour le respect des per­son­nes LGBTI+.

Les propo­si­tions d’HES pour les munic­i­pales :