Turquie : le pouvoir d’Erdoğan intensifie la répression anti LGBTI+
Ce week-end en Turquie, des opérations coordonnées visant des associations LGBTI+ et des structures de soutien aux personnes vivant avec le VIH ont conduit à au moins 47 interpellations, ainsi qu’au blocage de sites internet et de comptes associatifs.
Plan national LGBTI+ 2026 – 2029 : promettre deux fois ne vaut pas réaliser une fois
Aurore Bergé, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a présenté le nouveau Plan national pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+ pour la période 2026 – 2029, à l’occasion de l’édition 2026 des Fiertés rurales.
Ce plan fait suite au Plan 2023 – 2026, dont l’évaluation par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), publiée le 19 mars 2026, dressait un constat accablant : seules 21 % des mesures ont été pleinement réalisées, tandis que deux tiers n’ont pas été mises en œuvre ou ne l’ont été que de façon insuffisante. Une mise en œuvre jugée « très largement insuffisante » par le rapporteur national indépendant. Ce nouveau plan était donc attendu.
Décès de Lhabib Lewis : Quand un jeune demande de l’aide, la République doit répondre.
Lhabib Lewis avait 20 ans.
Depuis plusieurs années, il parlait publiquement de sa dépression, de ses troubles psychiques, des tentatives de suicide auxquelles il avait survécu. Devant les dizaines de milliers de jeunes qui le suivaient sur les réseaux sociaux, il racontait aussi le cyberharcèlement qu’il subissait, jour après jour.
Il est décédé la semaine dernière.
À sa famille et à ses proches, HES LGBTI+ adresse son soutien et toute sa solidarité. Cette disparition nous touche aussi très personnellement : Lhabib était le frère du secrétaire général d’HES, Ézékiel Lucas.
Défenseur des droits : un coup de boutoir porté à l’État de droit
Le 21 juillet, le Parlement a validé la nomination de François-Noël Buffet à la tête du Défenseur des droits. HES dénonce ce choix qui constitue un renversement : on confie une institution indépendante, garante de l’égalité et de l’accès aux droits fondamentaux, à une personnalité qui, méthodiquement, s’y est opposée. Un nouveau coup de boutoir contre l’Etat de droit.
Décision de la Cour de cassation : une victoire pour les droits des enfants nés par GPA et l’égalité des familles
Réunie en Assemblée plénière, la Cour de cassation a affirmé que la France doit reconnaître les décisions de justice étrangères établissant la filiation d’enfants nés par gestation pour autrui lorsque ces décisions présentent les garanties nécessaires. Cette décision constitue une avancée majeure pour les enfants et les familles concernées.
Pour une gestation pour autrui, pensée comme un acte d’émancipation et de liberté
L’histoire de la France est celle d’un pays où les libertés sont le fruit de conquêtes. Le divorce, la contraception, l’IVG ou encore la PMA, dont nous demandons l’extension à toute personne en capacité de porter un enfant. Chacune de ces conquêtes de société a été précédée des mêmes alarmes, des mêmes annonces de catastrophe, du même cortège de prophètes du désastre. Chacune est aujourd’hui un acquis fragile, mais que nul n’a osé défaire jusqu’ici. L’encadrement d’une gestation pour autrui éthique appartiendrait à cette histoire-là et il est temps de le reconnaître.
L’égalité jusqu’au bout
Pour un projet socialiste de l’émancipation
Construire le projet du Parti socialiste pour le XXIe siècle oblige à revenir à une question ancienne, et pourtant toujours recommencée : qu’est-ce qu’une politique d’émancipation dans une société qui continue de produire de l’inégalité, de l’assignation, de la relégation, parfois là même où elle se croit déjà juste ?
Journée internationale contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie et la biphobie : Face aux réactionnaires, il faut ouvrir un nouveau cycle de conquêtes.
Voilà neuf ans qu’Emmanuel Macron et ses majorités successives dirigent le pays. Neuf ans de communication sur l’égalité, de messages convenus les 17 mai, de drapeaux arc-en-ciel quand il faut occuper la photo et, dans les faits, neuf ans de décrochage français sur les droits LGBTI+.
Classement ILGA-Europe 2026 : La France bloquée à la 15e place, le bilan accablant des années Macron
Le classement ILGA-Europe 2026 publié aujourd’hui, confirme l’absence de volonté politique d’Emmanuel Macron en matière d’égalité des droits : la France est devenue un pays de demi-droits, de demi-mesures et de demi-volonté. Depuis 2017 et encore plus depuis 2022, la France a décroché. Notre pays obtient 60,25 % de taux de remplissage des critères de l’ILGA Europe et reste à la 15e place sur 49 pays, derrière le Portugal, les Pays-Bas ou encore l’Irlande. Loin, très loin, du score de 73 % atteint en 2017, au sortir du quinquennat Hollande, lorsque la France occupait encore la 5e place du classement. HES rappelait déjà en 2022 que la France n’était jamais revenue à son niveau de 2017 sous le premier quinquennat Macron.
Journée de la visibilité lesbienne : visibles, vivantes, déterminées
Le Parti socialiste et HES LGBTI+ réaffirment, à l’occasion de la Journée de la visibilité lesbienne, leur engagement total pour les droits, la protection et la pleine reconnaissance des lesbiennes.
Être lesbienne en France aujourd’hui, c’est encore, trop souvent, synonyme de mise en danger.
C’est faire face à une double discrimination, sexiste et homophobe, souvent aggravée par d’autres formes de violences. Trop souvent invisibilisées, y compris dans les politiques publiques, les lesbiennes restent les grandes oubliées de l’égalité réelle. Cette situation ne peut plus durer.
Au Sénégal, la haine d’État franchit une nouvelle étape
Le 31 mars dernier, le Président du Sénégal Bassirou Diomaye Faye a promulgué un texte aggravant fortement la répression des personnes LGBTI+. La peine maximale visant les relations consenties entre personnes de même sexe est désormais portée à dix ans d’emprisonnement. Et le texte ne s’arrête pas là : il élargit aussi la répression à la prétendue « promotion » de l’homosexualité. Il faut prendre la mesure de ce que cela signifie.
Une telle loi ne vient pas “seulement” ajouter quelques années de prison à un arsenal déjà violent. Elle tente aussi de briser toute tentative de solidarité comme si la solidarité à elle seule mettait en péril une société.
Plan LGBTI+ 2023 – 2026 : la CNCDH pointe l’échec de l’État sur les droits LGBTI+
La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) vient de rendre publique son évaluation du plan national pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2023 – 2026 et cette évaluation est sans appel : l’État n’a pas été à la hauteur de ses propres ambitions.











