Décision de la Cour de cassation : une victoire pour les droits des enfants nés par GPA et l’égalité des familles

Réunie en Assemblée plénière, la Cour de cassation a affirmé que la France doit reconnaître les décisions de justice étrangères établissant la filiation d’enfants nés par gestation pour autrui lorsque ces décisions présentent les garanties nécessaires. Cette décision constitue une avancée majeure pour les enfants et les familles concernées. 

Pour une gestation pour autrui, pensée comme un acte d’émancipation et de liberté

L’histoire de la France est celle d’un pays où les libertés sont le fruit de conquêtes. Le divorce, la contraception, l’IVG ou encore la PMA, dont nous demandons l’extension à toute personne en capacité de porter un enfant. Chacune de ces conquêtes de société a été précédée des mêmes alarmes, des mêmes annonces de catastrophe, du même cortège de prophètes du désastre. Chacune est aujourd’hui un acquis fragile, mais que nul n’a osé défaire jusqu’ici. L’encadrement d’une gestation pour autrui éthique appartiendrait à cette histoire-​​là et il est temps de le reconnaître.

L’égalité jusqu’au bout

Pour un projet socialiste de l’émancipation

Construire le projet du Parti socialiste pour le XXIe siècle oblige à revenir à une question ancienne, et pourtant toujours recommencée : qu’est-​ce qu’une politique d’émancipation dans une société qui continue de produire de l’inégalité, de l’assignation, de la relégation, parfois là même où elle se croit déjà juste ?

Journée internationale contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie et la biphobie : Face aux réactionnaires, il faut ouvrir un nouveau cycle de conquêtes.

Voilà neuf ans qu’Emmanuel Macron et ses majorités successives dirigent le pays. Neuf ans de communication sur l’égalité, de messages convenus les 17 mai, de drapeaux arc-​​en-​​ciel quand il faut occuper la photo et, dans les faits, neuf ans de décrochage français sur les droits LGBTI+.

Classement ILGA-​​Europe 2026 : La France bloquée à la 15e place, le bilan accablant des années Macron

Le classement ILGA-​​Europe 2026 publié aujourd’hui, confirme l’absence de volonté politique d’Emmanuel Macron en matière d’égalité des droits : la France est devenue un pays de demi-​​droits, de demi-​​mesures et de demi-​​volonté. Depuis 2017 et encore plus depuis 2022, la France a décroché. Notre pays obtient 60,25 % de taux de remplissage des critères de l’ILGA Europe et reste à la 15e place sur 49 pays, derrière le Portugal, les Pays-​​Bas ou encore l’Irlande. Loin, très loin, du score de 73 % atteint en 2017, au sortir du quinquennat Hollande, lorsque la France occupait encore la 5e place du classement. HES rappelait déjà en 2022 que la France n’était jamais revenue à son niveau de 2017 sous le premier quinquennat Macron.

PMA, après un énième avis favorable, plus d’excuses, ni de délai

PMA, après un énième avis favorable, plus d’excuses, ni de délai

La mission parlementaire se prononce donc pour l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, avec remboursement par la sécurité sociale. Également, elle préconise la levée de l’anonymat des donneurs de sperme et l’autorisation de la PMA post-​​mortem. Enfin, un « don altruiste » serait reconnu en faveur d’un inconnu afin d’étendre le cercle de donneur.

Ces mesures doivent être désormais proposées au Parlement, il n’est que temps.

L’Europe adopte un rapport progressiste sur les droits fondamentaux

L’Europe adopte un rapport progressiste sur les droits fondamentaux

Ce rapport, dont la partie LGBTI a notamment été travaillé grâce à Sylvie Guillaume, devient ainsi la position du Parlement européen. Il dénonce les situations précaires des migrant·e·s et réfugié·e·s sur le sol européen, et notamment la situation particulière des personnes LGBTI qui courent un risque plus grand d’être contraints au retour avant d’avoir pu étayer leur demande d’asile dans des pays tiers ou d’autres États membres.

Le coup du débat permanent

Le coup du débat permanent

Chantal Jouanno, après Alexis Corbière, était interrogée sur les demandes des Français·es de pouvoir se prononcer sur le pays et ses lois et sur le Référendum d’initiative citoyenne (le RIC). Ils ont tous deux indiqué que rien n’était hors de portée, ou interdit comme thème. Citant expressemment le mariage pour tous.